Développer l’emploi et les compétences dans la branche du Travail Temporaire

Le numérique et la transition écologique sont aujourd’hui au cœur de l’évolution des organisations et des emplois des entreprises utilisatrices d’intérim. Ces évolutions doivent être accompagnées conjointement par les branches professionnelles concernées et les professionnels du recrutement et de l’intérim. C’est pourquoi la branche du Travail Temporaire, avec l’appui d’AKTO et le Ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, a mis en œuvre une démarche inédite de dialogue et de partage sur les évolutions métiers et sur les nouveaux parcours de formation à engager, pour répondre aux mutations.

Démarré en 2018, cet EDEC – accord d’Engagement de Développement de l’Emploi et des Compétences – a été signé par la branche du Travail Temporaire avec le Ministère du Travail / DGEFP. AKTO porte aujourd’hui ce projet, soutenu dans le cadre du Plan d’Investissement dans les Compétences (PIC), et qui vise à développer l’emploi et les compétences dans la branche. Alors que les secteurs de l’emploi et de la formation sont frappés de plein fouet par la crise du Covid-19, les actions menées se poursuivent et prennent davantage de sens : elles proposent notamment des parcours de formation modulaires, sur-mesure, pour permettre au plus grand nombre de salariés intérimaires de se maintenir dans l’emploi, en travaillant notamment sur la mobilité professionnelle et l’adaptation aux nouvelles attentes des entreprises et de leurs salariés. Les expérimentations menées par AKTO dans les territoires s’intensifient avec l’objectif de lancer 120 parcours innovants d’ici la fin de l’année.

Innover et partager avec les branches utilisatrices d’intérim 

A travers cet accord, l’enjeu est double : il s’agit d’innover en construisant les outils nécessaires au suivi des mutations en cours (études, formations modulaires) et de les partager au niveau national avec les branches qui ont recours aux professionnels du recrutement et de l’intérim.

Un projet en 3 volets centrés sur l’industrie et la logistique 

L’intérim étant une forme d’emploi répandue dans de nombreux secteurs utilisateurs, ce projet répond en premier lieu aux enjeux de l’évolution des compétences et de sauvegarde des savoir-faire des salariés intérimaires dans l’industrie et la logistique, deux secteurs clés pour l’intérim. Cette démarche doit également leur permettre de viser l’acquisition de qualifications.

De façon opérationnelle, le projet de la branche décline l’accord en 3 volets :

  1. Volet 1 : Deux études sur l’évolution des compétences sur deux secteurs clés pour l’intérim. Ces études sont téléchargeables ici : étude sur l’industrie et étude sur la logistique. Réalisées en 2019, la crise pourrait accélérer certaines évolutions décrites dans ces études, notamment dans le secteur de la logistique.
  2. Volet 2: Des expérimentations de parcours de formation innovants mis en place dans deux bassins d’emplois pilotes : à Lille Métropole pour le secteur de l’industrie et à St-Martin-de-Crau pour le secteur de la logistique, sur la base des enseignements tirés des études prospectives et diagnostics territoriaux. L’objectif est de permettre à des salariés intérimaires constitués en groupes pilotes, de développer des compétences socles (en lien avec les nouveaux besoins en compétences liés aux transitions numérique et écologique) et des compétences techniques (en cohérence avec les besoins exprimés par les agences d’emploi et les entreprises utilisatrices). La priorité est donnée aux salariés intérimaires expérimentés dans une perspective d’évolution de leur qualification avec une préoccupation de sauvegarde de leurs compétences – savoirs et savoir-faire.
  3. Volet 3 : Le déploiement de 120 parcours de formation modulaires au niveau national.

Pour en savoir plus :

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