Intelligence artificielle : quels enjeux pour les compétences ?

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IA ou intelligence artificielle, de quoi parle-t-on ?

L’Intelligence Artificielle tout le monde en parle, pourtant elle n’est pas d’aujourd’hui ni d’hier.

L’IA est, au départ, un programme qui se lance dans les années 1950 et qui vise à reproduire ou imiter les mécanismes de l’intelligence animal à travers un algorithme. Petit à petit, cette technologie s’est détournée de son idée originelle pour en arriver à une autre, à la fois plus modeste et plus pragmatique. L’IA vise maintenant à programmer une machine ou un algorithme, à établir des tâches de spécialistes qui demanderaient à un humain de longues années d’apprentissage, sans se préoccuper, de plus, de tous contextes émotifs et intelligents qui entourent ces tâches chez les humains.

Quel est le but de l’IA ?

Le nouveau but de l’IA est plus concret, et fait peut-être moins rêver. Il ne s’agit plus de pénétrer dans les arcanes mystérieux de la conscience et de l’intelligence humaine, mais plutôt de trouver quelque chose qui peut être extrêmement important pour l’usager technologique, pour l’efficacité économique, comme :

  • une communication ou une publicité ciblée plus efficace,
  • faire moins d’erreurs dans les diagnostics médicaux et ainsi améliorer la condition humaine, voire sauver des vies,
  • décharger les personnes dans les administrations, dans les usines, de certaines tâches répétitives pour leur permettre de se concentrer sur des choses plus intéressantes, plus stratégiques.

Chaque fois qu’une tâche demande une grande précision, ou de prendre en compte beaucoup de paramètres, ou encore de s’adapter, d’évoluer… c’est là qu’est l’intérêt de faire appel à des solutions qui relèvent de l’algorithmique sophistiquée, autrement dit de l’IA (Intelligence Artificielle) telle qu’on l’entend aujourd’hui, avec ses grands enjeux.

Les enjeux de l’IA

Un enjeu économique

Si demain, nos entreprises, nos administrations, ne réussissent pas à incorporer cette notion d’intelligence artificielle, elles se retrouveront moins efficaces, moins valorisées, moins compétitives.

Cependant, il faut bien comprendre que cette intelligence artificielle se développe de façon très pragmatique dans l’expérimentation, et dans la coopération entre experts de l’algorithmique et spécialistes des différents domaines auxquels on applique cette intelligence artificielle, c’est-à-dire :

  • la collaboration entre informaticiens et médecins pour le diagnostic automatique,
  • entre ingénieurs de l’automobile et ingénieurs de l’algorithmique pour la mobilité autonome,

Un enjeu de compétences

L’intelligence artificielle est naturellement un enjeu de savoir-faire et de compétences.

Ce sujet n’est ni abstrait, ni théorique, ni académique : il se trouve dans le savoir-faire, dans l’acquisition de compétences et dans la mise en place de formations sur un mode expérimental. C’est un sujet qui évolue vite avec de grands enjeux de formation inquiets d’être au rendez-vous.

Des équipes pluridisciplinaires habituées à travailler en mode projet expérimental, avec des objectifs d’efficacité, seront nécessaires pour assurer le bon déploiement de cette technologie.

Il s’agit d’avoir suffisamment de ressources humaines en informatique, algorithme métiers, mais aussi en interface homme-machine et en ergonomie, ou encore développement projets… des gens qui connaissent l’algorithmique sous toutes ses facettes.

Il est nécessaire également de comprendre l’enjeu de la formation pour celles et ceux qui sont habitués à un métier ou savoir-faire, et qui vont devoir participer à la mise en œuvre des nouvelles solutions : bien sûr que l’on aura besoin, demain comme aujourd’hui, de chaudronniers, de soudeurs, d’experts en génie électrique. Ils constituent les compétences du terrain et pourront venir interagir avec les experts en algorithmique pour mettre au point la robotique, les procédures, les bonnes pratiques, les bons algorithmes qui vont venir utiliser l’expérience acquise.

L’enjeu sera donc de former, aussi bien sur des métiers considérés comme très qualifiés, que sur des métiers qui sont considérés comme peu qualifiés.
Ces expérimentations doivent se faire avec les entreprises, avec les administrations, avec les écoles d’ingénieurs et de recherche. Il est naturel pour toutes ces institutions de s’emparer de ce sujet, car c’est un enjeu économique et un enjeu de formation sur le terrain.

Mettre en place l’IA à une échelle nationale

En France, on voit bien ces défis du côté algorithmique : notre territoire dispose déjà de grandes ressources en matière d’innovation, elles vont être fortement impliquées dans cette transition vers l’intelligence artificielle.

Dans tous les secteurs d’industrie classique, par exemple, il va falloir marier la valeur ajoutée nouvelle de l’intelligence artificielle, avec les compétences classiques bien installées, qu’on ne veut surtout pas abandonner ou oublier.

Dans les services ou dans la relation client, l’intelligence artificielle est aussi quelque chose qui a un prix et un fort impact. Comme la façon de répondre aux uns et aux autres par des réponses semi-automatique, pour les cas les plus simples, et qui passe le relais à des humains pour les cas sophistiqués, ceux sur lesquels on a envie de se concentrer.

Il ne faut pas voir l’intelligence artificielle comme quelque chose qui remplace l’humain, mais comme quelque chose qui va améliorer la qualité de contact, de service des humains aux humains, en leur permettant d’être le plus présent là où la valeur ajoutée de l’humain va être la plus forte.

C’est un enjeu de préservation et de capitalisation du patrimoine de savoir-faire et de compétences, c’est aussi un enjeu de fabrication du futur, et donc notre avenir à tous.

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