Travail temporaire

2 000
Nombre d’entreprises
29 000
Nombre de salariés permanents
777 000
Nombre d'intérimaires en ETP

Activités de la branche

L’intervention des agences d’emploi

Depuis la loi de cohésion sociale de janvier 2005, les agences exercent, conjointement à l’activité de recrutement en intérim, une activité de « placement ». Depuis cette date, elles réalisent des recrutements pour le compte d’entreprises en vue d’une embauche (en CDI ou en CDD) et du placement en partenariat avec le service public de l’emploi (Pôle emploi, AFPA, collectivités territoriales).

Les agences d’emploi disposent d’une capacité d’action significative sur les bassins d’emploi

En l’espace de 15 ans, le réseau des agences d’emploi a doublé car c’est en partie la proximité avec les entreprises qui garantit son efficacité. Ce maillage étroit au cœur des bassins d’emploi leur permet d’intervenir rapidement pour proposer des opportunités d’accès à l’emploi et au développement des compétences.

De par leur modèle économique, tourné vers les besoins en emplois et en compétences, elles contribuent à la création d’emploi, au maintien dans l’emploi et à la reconversion professionnelle. Leur connaissance des métiers et des compétences, permet aux intérimaires de bâtir un parcours professionnel, associant expérience et développement des compétences et des qualifications.

Le réseau des agences d’emploi compte désormais 10 273 agences en métropole et dans les départements et régions d’outre-mer.

21 millions d’opportunités professionnelles en intérim

En 2019, 21 millions de missions d’intérim ont été confiées aux intérimaires leur permettant, pour une part importante d’entre eux, d’entrer sur le marché du travail et d’y sécuriser leur parcours. Les expériences en intérim permettent aux candidats de faire leurs preuves et sont un tremplin vers l’emploi durable.

Avec 102 400 recrutements réalisés, cette activité atteint en 2019 son niveau historiquement le plus haut

Les agences d’emploi proposent des prestations de recrutement et apparaissent comme le premier recruteur de France. Leur force étant de répondre à la fois aux attentes de grandes entreprises et des PME locales, aux aspirations professionnelles de publics qualifiés ou de publics vulnérables, en particulier les personnes sans qualification.

Le CDI intérimaire se développe désormais au rythme de 30 000 contrats par an

Cette innovation sociale, introduite en 2014, rencontre un succès grandissant auprès des clients et des candidats.
Depuis sa mise en œuvre, les agences d’emploi ont signé près de 90 000 contrats de ce type.

Le contexte économique

En 2019, l’emploi intérimaire s’est contracté (-4,4%), après 4 années de croissance. Deux raisons structurelles principales à cela : une conjoncture internationale moins porteuse et un secteur industriel en difficulté (notamment l’automobile).

Une conséquence : l’accélération de la tertiarisation du travail temporaire, secteur qui pèse dorénavant davantage que l’industrie dans la répartition des missions réalisées.

Parallèlement l’activité de recrutement des agences d’emploi s’est maintenue à un niveau élevé avec plus de 100000 réalisations et le CDI intérimaire, qui permet notamment de sécuriser l’emploi entre les missions.

Le début d’année 2020 se présentait sous les mêmes auspices, avant que la crise de la Covid-19 ne vienne renverser les tendances attendues. En quelques jours, à la mi-mars, l’emploi intérimaire s’est effondré (-65%). Entre la mi-mars et la fin avril, c’est l’équivalent de 475000 emplois qui ont été détruits dans le secteur du travail temporaire, effaçant près d’un quart de siècle de croissance avec le plus bas niveau enregistré depuis 1996.

Le « déconfinement » en mai a conduit mécaniquement à une amélioration de la situation, mais celle-ci demeure préoccupante : à la fin du premier semestre 2020, seule la moitié des emplois intérimaires détruits ont été regagnés.

L’observation des précédentes récessions montre que le rattrapage en matière d’emploi est un processus lent et complexe.
En outre, les chocs économiques accélèrent les mutations et les emplois détruits puis recréés ne sont souvent pas de même nature.

La formation jouera, dès lors, un rôle décisif dans la reprise d’activités ces prochains mois.
À ce titre, les agences, de par leur modèle économique tourné vers la création d’emploi, leur connaissance des besoins en compétences et leur expertise en matière de formation, ont un rôle majeur à jouer.
Une démarche de GPEC a d’ores et déjà été initiée pour anticiper les évolutions des emplois et des qualifications des intérimaires afin d’élaborer des plans d’actions, notamment en termes de formation. Ces plans de reconversion, destinés en premier lieu aux actifs fortement exposés au risque de désinsertion professionnelle, bénéficieront des moyens financiers de la branche.

Les métiers et les certifications professionnelles de la branche

 

  • Métiers des salariés permanents : chargé de recrutement, conseiller commercial, assistant d’agence, responsable d’agence
  • Métiers des intérimaires : Tous types de métiers. Les secteurs à plus fort taux de délégation sont le BTP (19%), le transport et la logistique (13%), l’industrie (39%).

A titre d’illustration, les métiers sur lesquels sont le plus formés les intérimaires dans le cadre de la professionnalisation sont :

  • opérateur logistique,
  • préparateur de commandes,
  • maçon VRD,
  • opérateur de fabrication industrielle,
  • conducteur de machine automatisée,
  • ajusteur monteurs aéronautique,
  • conducteur routiers marchandises,
  • coffreur bancheur

Pour les salariés permanents :

  • consultant en recrutement,
  • assistant de gestion RH,
  • commercial

Les orientations formation de la branche

Un accord de branche signé le 29 novembre 2019 et des évolutions liées à la formation

  • Assouplissement des règles de fonctionnement des dispositifs de formation de branche
  • Un axe de développement sur la reconversion inscrit dans l’accord de branche
  • Des dispositifs de reconversion créés par l’accord : bilan de reconversion et Contrat d’alternance de reconversion
  • Une convention de partenariat nationale sur le handicap portée par l’organisation patronale et la branche
  • Des synergies interbranches au sein d’AKTO
  • L’inscription dans les stratégies de développement de l’apprentissage

Les objectifs en matière d’emploi/formation à 3 ans :

– Doublement du nombre de contrats d’apprentissage en 3 ans : 5 000 contrats

– Atteindre 45 000 salariés formés dans le cadre des contrats professionnalisants (contrats de professionnalisation, CIPI et CDPI)

– Une convention handicap qui vise à évoluer vers l’objectif de 6% de personnes en situation de handicap dans 3 ans

Règles de prise en charge
Consulter les règles de prise en charge

Ressources

Codes IDCC : 1413 (salariés permanents) et 2378 (personnel intérimaire)

Code APE/NAF : 7820Z

Sources :

Rapport économique et social 2019 et 1er semestre 2020 de Prism’emploi

Observatoire de l’Intérim et du Recrutement (OIR)